Le commerce de détail : une prospérité à échelle humaine

Publié le 5 décembre 2017, par Turgeon, Léopold

Dans ma dernière chronique, j’ai eu l’occasion de discuter de l’impact du commerce de détail dans l’économie du Québec. Une vision macroscopique qui nous a permis de situer le secteur dans ce qu’il a de plus global au niveau de sa contribution. Aujourd’hui, il sera encore question de prospérité, mais cette fois dans une perspective à échelle réduite, plus locale. Portrait d’une prospérité à hauteur humaine.

Nous avons parfois tendance à oublier que le commerce de détail, c’est d’abord et avant tout des hommes et des femmes, entrepreneurs pour la plupart, qui ont choisi leur communauté comme point d’attache. En ouvrant un commerce local, ces personnes prennent des risques et elles investissent temps et argent dans leur communauté.

Le commerce qui ouvre ses portes devient un point par où transite toute une chaine économique. Des produits sont achetés, des inventaires se vident et de nouvelles commandes sont placées auprès des fournisseurs. Le commerçant local paie un loyer, acquitte ses taxes et embauche du personnel. Il collabore donc à l’essor et la vitalité de sa municipalité. Par des investissements récurrents en immobilisations et équipements, les détaillants permettent à des entrepreneurs locaux d’obtenir des contrats de rénovation et souvent, les matériaux sont achetés localement. Nous ne parlons pas ici uniquement d’achat local, mais bien d’économie locale. La différence est importante : ce ne sont pas quelques commerçants qui tentent d’avoir une offre combinée. Il est surtout question de commerçants qui injectent des sommes dans l’économie de proximité.

Parler de commerce de détail à échelle humaine, c’est aussi souligner le rôle du secteur dans la création d’emploi. La quincaillerie, la boutique de vêtement ou encore le magasin de planches à roulettes embauche du personnel. Dans nombre de cas, ces emplois permettent à de jeunes étudiants de réaliser leurs premières expériences de travail tout en poursuivant leurs études. Pour certaines bannières, c’est tout un écosystème qui y travaille, dont les employés, mais aussi différents consultants : gestionnaires de réseaux sociaux, comptables, consultants en marketing, etc. 

Lorsque l’on juxtapose le portrait macro à l’analyse plus détaillée, locale, le commerce de détail ressort comme un contributeur de premier plan dans la prospérité d’une communauté. Et plus le secteur embrasse et adopte les nouvelles technologies, plus il constitue un vecteur de croissance pour l’avenir, car ses employés seront non seulement aux premières loges technologiquement, mais le secteur en sera un d’exportation. Avec la vente en ligne, jamais le petit détaillant n’a eu autant de chance d’agrandir son terrain de jeu et d’en faire profiter sa communauté.

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